La couverture d’Autoportrait en chevreuil

Que pensez-vous de la première de couverture du roman ? Vous séduit-elle ? En auriez-vous imaginé une autre ?

Tout d’abord, j’ai tout de suite fait un lien entre la personnalité d’Elias et le chevreuil de la première de couverture du roman. En effet, Elias est craintif et fuit à la moindre évocation de son passé, comme un chevreuil fuyant au moindre bruit. Plus loin dans le roman, Elias évoque le chevreuil comme son animal totem et nous dit : “Je voudrais être véritablement chevreuil pour partir vite et loin” ou encore, qu’il devrait “le suivre dans ses forêts intérieures” Tout comme le chevreuil, Elias semble condamné à fuir pour espérer survivre. Le père d’Elias confirme cette impression lors du sauvetage du chevreuil et de sa fuite dans les bois, la métaphore entre Elias et le chevreuil est alors limpide. De plus, le fait qu’il s’agisse d’une tapisserie me semble fondamental pour éclairer le livre, et ce pour deux raisons : Premièrement, la tapisserie fige ce qui est représenté, contrairement à la peinture qui rend parfois ses modèles plus que vivants. Ensuite, la tapisserie du chevreuil dans la forêt enneigée est statique alors qu’en réalité, un chevreuil est toujours prêt à bondir. Donc, Elias -le chevreuil- est comme prisonnier de la trame de la tapisserie qui le fige dans un passé éternel. On pourrait également imaginer une première de couverture avec du feu mais ce serait beaucoup moins subtil alors que le roman n’est que suggestions et mystère.

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