La BO des nuits d’été

Black Skinhead : Ce morceau de l’artiste Kanye West semble, à mon sens, correspondre grandement à l’incipit du récit. En effet, les bruitages rythmiques et mécaniques de Black Skinhead nous remémorent la description faite par Thomas. 

Vinyle : La musique a une place importante dans l’œuvre par sa façon si singulière de catégoriser les personnes et de les inscrire dans une classe sociale.  Ainsi, nous remarquons chez la mère de Thomas et Louise un besoin de vivre une vie qu’elle ne vit pas en écoutant du jazz. Ce morceau qui me tient énormément à cœur de Nekfeu mélange parfaitement le rap, style musical populaire au jazz, style beaucoup plus “noble” selon les normes sociétales. 

Lalaland : La référence à Zed Yun Pavarotti dans l’œuvre me réjouit, étant donné que j’ai découvert cet artiste il y a 2 ans et que le voir cité dans un roman ne peut qu’accroître sa notoriété et le faire découvrir à de nouvelles personnes de tous les âges. 

Ninety : Une ambiance chaleureuse et apaisante d’une nuit d’été dans les années 90, c’est l’énergie que véhicule le morceau Ninety de l’artiste Jaden Smith et celle-ci est parfaitement transposable dans l’univers du roman de Thomas Flahaut. 

Balade brésilienne : Je me devais de citer Gaël Faye et ses morceaux estivaux, aux rythmes dansants et gais. La Balade Brésilienne nous rappelle les soirs d’été entre amis à discuter durant des heures, les promenades le matin vers la forêt environnante… Un été parfait ! 

Voyous : De cette collaboration entre Fauve et Georgio jaillit une rage et une singularité dans son interprétation. J’ai découvert ce morceau durant ma lecture du roman et les paroles m’ont grandement rappelé le personnage de Mehdi avec son impression d’être mis de côté pour son aspect de “voyou”, les tours de moto, les joints au soleil levant, mais aussi pour son caractère téméraire et audacieux. 

Le code : Musiques aux ambiances pop et électro, les paroles de cette collaboration palpitante nous relatent un amour impossible, comme celui de Louise et Jules dont les modes de vie et les modes de pensée s’opposent.

Urban Jazz : Un jazz revisité, mêlant modernité et classique, rappelant donc l’esprit qu’essaye tant bien que mal d’instaurer la mère de Thomas dans le foyer.

Samouraï : Pour résumer l’état d’esprit de Thomas durant cette expérience des plus ardues en labeur et en maîtrise de soi, Samouraï de Shuriken est la musique parfaite . Avec ses répliques crues et sincères, Samourai est clairement pour moi une musique que Thomas pourrait écouter, attentif, sur le chemin pour l’usine ou durant ses heures de travail répétitives, une sorte de leçon de vie rappée et qui interpelle tout le monde. 

Feels Like Summer : Childish Gambino est l’artiste aux airs doux et mélodieux, et ce titre pourrait parfaitement apparaître dans une version audiovisuelle des Nuits d’été. Alors que j’étais plongée dans ma lecture, lors d’un passage très descriptif, écouteurs sur les oreilles, Feel Like Summer se met en lecture et c’est une combinaison parfaite qui se crée avec le texte lu. 

Epilogue : La relation entre cette musique d’Orelsan et moi est très spéciale et l’ajout de ce titre paraissait une évidence absolue pour des raisons bien simples : dans Epilogue, une métaphore de la machine évoque la vie, les vacances d’été en famille, l’amour fou – des thèmes bel et bien traités dans le roman. De plus, on se reconnaît énormément dans les deux œuvres grâce à leur compréhension aisée, notamment par l’utilisation d’expressions familières, consolidant le réalisme des œuvres. 

Heracles : Artiste  dont les connaisseurs en rap ne peuvent démentir la rigueur et le travail, Swing ici nous offre une balade entre mélancolie et enthousiasme. Je trouve que Thomas aurait pu écrire ce texte, en raison du thème de la liberté et l’envie meurtrie de Swing de pouvoir devenir libre, rejoignant ainsi les idéaux et principes de Thomas.

Anxiété : Ce titre de Pomme, artiste que j’apprécie grandement, serait le morceau idéal afin de représenter une scène ayant suscité en moi questionnement et interrogations autour du personnage de Clotilde. Ce personnage n’apparaissant qu’une fois dans l’œuvre durant une discussion avec Louise, permet de mettre en pratique pour Louise ses cours de sociologie. C’est alors un magma de stress, d’angoisse, de tristesse qui gît dans les émotions déjà agitées de la jeune adulte. Ce titre rappelle la campagne, l’isolement, l’espoir mais aussi et surtout la tristesse et la tourmente. 

Downers : Ici , Greentea Peng nous transporte dans son univers chantant et conscient du monde. Les paroles sont l’état d’esprit à avoir durant notre lecture du roman : relativiser. En effet, la chanteuse relate une situation des moins favorables moralement mais une envie de poursuivre et de se motiver malgré tout. La rythmique est ensorcelante. 

Focus : Dans le roman, une scène de soirée, et c’est le rappeur marocain Di-MEh aux platines. On reste dans le thème et c’est Focus qui va venir donner de l’énergie et de la rythmique à la soirée. Pour l’anecdote, dans la nouvelle série tendance Mortel, on retrouve de Di-Meh durant une soirée de lycéens, étonnement. Conclusion ; mettez du Di-Meh en soirée, vos invités ne seront pas déçus. 

Pastime Paradise : Si la saison estivale, les soirées sur la terrasse, à discuter et débattre des heures durant, et à partager des moments de vie collectifs était une musique, il s’agirait sans aucune hésitation de Pastime Paradise. A la lecture du titre le premier jour, je me suis remémoré ce morceau retraçant souvenirs et histoires. 

Séduction : Envies charnelles, désirs et envies au mois de Juin est la définition exacte pour Joanna de la frugalité et de l’amour véritable. Ce sentiment est partagé par Louise, ayant découvert les plaisirs et les besoins de les assouvir avec son nouveau compagnon, Mehdi, au milieu de la forêt, corps à corps.

Les Belles Histoires : Cette collaboration mixte entre le rappeur Jok’air et la rappeuse Chilla remet en mémoire la fin tragique des plus belles histoires d’amour à la façon des tragédies grecques des temps modernes. C’est ainsi une évidente référence à l’histoire d’amour de nos jeunes adultes conclue par le chaos dans le cœur de Louise. La fin des plus désastreuses pour Louise et Mehdi, où la mort va venir séparer les deux amants et créer la détresse et la colère chez la compagne de Mehdi. 

Redemption : Le roman se conclut par une fin plus descriptive et moins précipitée. La bande originale devait pour moi suivre cette trame, d’où mon choix pour Redemption, titre de Serpent With Feet, à la voix majestueuse et aux paroles poétiques. La tristesse exprimée dans cette œuvre musicale est tout de même d’une valeur inestimable, le genre de tristesse que l’on admire délicatement avec patience et attention, comme pour la fin des Nuits d’été . 

“Vinyl Heaven” by Matthias Rhomberg is licensed under CC BY-NC-ND 2.0

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